Mardi 29 septembre 2009 2 29 /09 /Sep /2009 22:37

Pour ceux d’entre vous qui ne seraient pas encore au courant, c’est donc depuis notre appartement parisien que nous écrivons ce dernier article (snif !). On a pris notre temps comme vous le voyez, mais le retour à la vie parisienne n'est pas de tout repos !

 

Depuis que nous vous avons quittés, nous sommes allés passer 10 jours dans l’archipel d'îles, Bocas del Toro, situé sur la côte caraïbe du Panama. Avant d’affronter la jungle urbaine (Panama City), nous nous sommes donc retirés une dernière fois dans un petit coin de paradis : des plages de rêves, des locaux aux rastas détendus et au menu du jour des langoustes particulièrement goutues. Dur, dur, la vie !

 

 

 

Pour notre retour à la civilisation, nous avons choisi d’atterrir en douceur en allant voir la famille à San Francisco.

 

 

Hugo (le frère de Natnat) et Nikole ayant migré au pays de l’oncle Sam pendant notre voyage, et n'ayant pu assister à la naissance de leur deuxième, la petite Lauren, nous avons donc fait une dernière escale (on n'en jamais assez des vols, on en a donc enchaîné 3 d'affilé, rien que pour se rendre à San Francisco depuis Panama City !)

 

Après avoir constaté que Lauren et Aidan étaient les enfants les plus beaux et les plus éveillés du monde (on vous laisse en juger par vous-même),

 

 

 

 

 

 

et après avoir constaté que la petite famille était très heureuse là-bas (très bon choix de résidence et de voiture... on confirme !)

 

nous sommes retournés, plein d’usage et raison, vivre entre nos parents le reste de la semaine...

 

Pour répondre à quelques questions de nos amis lecteurs :

 

Notre pays préféré ? Impossible de répondre, trop compliqué ! et puis, la réponse serait sans doute trop longue... Demandez nous plutôt quels étaient les peuples les plus attachants, les paysages les plus splendides, les civilisations les plus étonnantes.

Une chose est certaine, même si cela nous paraît désormais une évidence, le tourisme s’est développé de manière tellement rapide au cours de ces dernières décennies que les quelques endroits encore préservés de tout développement sont du bonheur à l’état pur (par exemple, le Laos).

 

On vous avoue que vers la fin du périple, il nous est venu l'idée de pousser un peu plus loin, en Amérique du Sud...

 

 

Non, aussi surprenant que cela puisse paraître, le retour à Paris n’est pas si difficile (pour l'instant en tout cas !) : on n'est ni paumés, ni déprimés ! Peut-être avons-nous tellement eu l’habitude de découvrir de nouveaux paysages/villes et de nous adapter à de nouveaux lieux/cultures, que la France ne nous paraît qu’une nouvelle étape...

Bon d’accord, le métro aux heures de pointes pour aller bosser, c’est quand même moins funky que d’aller prendre le train en Inde (aussi bondé soit-il). Le vendeur de canapés de Bastille à un ton moins éloquent que le vendeur de chameaux à Pushkar ou que le marchand de tapis de Bénarès ; enfin, le charmant automobiliste de ce matin qui m’a klaxonné nous fait moins rigoler que la famille cambodgienne qui tient entière sur son scooter.

 

En réalité, on a tous les deux l'impression d'avoir rêvé ce que l'on a vécu (un long et beau rêve!)... peut-être parce qu'on a retrouvé (un peu trop ?) vite notre vie parisienne ?

 

Dans tous les cas, nous espérons vous avoir fait passer de bons moments durant cette année et vous remercions très fort pour vos commentaires et messages tellement réconfortants dans les moments de galère ! Si nous avons réussi à vous faire sourire ou tout simplement faire décrocher de votre quotidien, nous en sommes ravis.

 

Si nous ne sommes pas encore passés vous voir ou que nous ne vous avons pas encore appelés, ne vous inquiétez pas, ça ne saurait tarder (après 1 an de coupure, ça prend un peu de temps pour revoir tout le monde :) ).

 

Surtout n’oubliez pas de prendre un peu de temps pour vous et pour penser aux choses réellement importantes (la famille, les amis notamment) et surtout de continuer à sourire : la vie est trop courte pour faire la tête ou raler (et autant essayer de changer la vision qu'ont les étrangers des français !).

 

On vous embrasse et on espère à très bientôt,

 

 

Nat & Clem 

 

« Un voyage se passe de mots.

Il ne tarde pas à prouver qu'il se suffit à lui-même ».


« On croit qu'on va faire un voyage

mais bientôt c'est le voyage qui vous fait ou vous défait ».

 

« Le voyage est une espèce de porte par où l'on sort de la réalité

 comme pour pénétrer dans une réalité inexplorée qui semble un rêve ».

 

« Que le monde m'entraîne et j'aurai des souvenirs,

Que les souvenirs m'entraînent

et j'aurai des yeux ronds comme le monde ».

 

Par natnclem
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Jeudi 13 août 2009 4 13 /08 /Août /2009 02:31
Comme son nom l'indique, le Costa Rica est un pays tres riche (dans les deux sens du terme) !

Cela faisait plusieurs annees que j'avais envie de m'y rendre et je n'ai vraiment pas ete decue, alors meme que c'est devenu une destination ultra prisee par les touristes notamment nord-americains.

Des forets a perte de vue, meme en bord de plage,



des chutes d'eau ideales pour se rafraichir apres une marche ereintante dans la jungle,



des animaux a voir partout (il suffit de lever la tete...



ou ne pas les perdre de vue),


une multitude d'activites a faire (meme quand il pleut !), du surf sur les cotes pacifique et caraibe, 



c'est un peu ca le costa rica !

Malgre les hordes de touristes venus crapahuter dans les nombreux parcs naturels, grimper les volcans ou encore faire du rafting, les ticos (qui peuplent ce beau pays) sont restes ouverts et sympathiques. Pas tellement etonnant en realite car ils sont extrement fiers de leurs pays et nous l'ont fait savoir : on a entendu au moins 20 fois que c'est le pays le plus sur d'Amerique centrale, qu'il n'y a pas de criminalite (et s'il y en a, c'est la faute aux colombiens et aux noirs !), et la pauvrete est quasi inexistante (chacun a un toit avec eau courante et electricite).
On s'est vite rendu compte que la realite n'est pas aussi idyllique ni aussi simple, meme si la situation est bien meilleure qu'au Guatemala. On s'est notamment apercu d'une attitude des ticos tres raciste envers leurs compatriotes de la cote caraibe. Les infrastructures y sont d'ailleurs tres pauvres, le gouvernement n'ayant pas souhaite investir dans ce coin... et pourtant, c'est la que la nourriture est la meilleure (on a enfin retrouve des saveurs, des sauces epicees qui nous manquaient depuis Oaxaca au Mexique...), l'ambiance est decontractee et la musique bonne !

J'ai ete emerveille non seulement par les parcs naturels (qui sont tres bien proteges, contrairement au Laos !), mais surtout par le nombre d'animaux que l'on peut y croiser : ca change de l'Asie du Sud-Est ou l'on a vraiment eu l'impression qu'ils ont tous ete chassees ...

Mon animal prefere ? Le paresseux (sloth), qui ne ressemble a aucun animal deja vu et qui est si lent que cela en devient attendrissant...



Clement, quant a lui, a une petite preference pour les insectes volants... : lors d'une sympathique balade en velo sur la cote caraibe,


il a ete attaque par une sorte d'abeille ou moustique mutant (on a jamais su ce que c'etait !) qui l'a violemment pique a 3 reprises. Il a crie si fort que je pensais qu'il etait tombe dans le ruisseau en bord de route et s'etait fait tres mal !



En tous cas, c'est tres chouette de terminer (et oui, le voyage touche a sa fin !) sur un pays aussi beau.



Besos de Panama Ciudad donde estamos ahora,

Nathalie 


 
 
Par natnclem - Publié dans : Costa Rica
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Lundi 3 août 2009 1 03 /08 /Août /2009 17:01



Pura vida, asi es la vida en Costa Rica !

Par natnclem - Publié dans : Costa Rica
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Jeudi 23 juillet 2009 4 23 /07 /Juil /2009 15:40
Sans doute le pays le moins developpé d'Amerique Centrale, en témoigne les habitants se deplacant en charrette au milieu du traffic dans la ville coloniale de Granada ; le Nicaragua est peut-être également le pays le plus accueillant de cettre region du monde.



Comme partout sur la planete, il semble que peu ou pas de touristes rime avec accueil incroyable. Les gens sont en effet d'une gentillesse qui étonne quand on sait les 40 années de dictature qu'ils ont connus au siècle dernier en grande partie sous la famille Samoza.

Je sais, dans votre tête d'Europeen, Nicaragua signifie sans doute (comme c'était le cas pour nous) : armes, crimes et sentiment d'insécurité. En réalité, c'est le pays le plus sûr d'Amerique Centrale : c'est ici qu'il y a le moins de crimes perpetués, le moins de braquages (moins même que son voisin le Costa Rica qui jouit pourtant d'une réputation nettement plus encourageante) !
Comment expliquer un tel décalage entre cette vision pessimiste et la réalité ? C'est tres simple !

Un peu d'histoire : au lendemain de la prise de pouvoir du FSLN (Front Sandiniste de Libération Nationale : mouvement révolutionnaire fondé dans les années 60) le 19 Juillet 1979, mettant fin a 2 années de guerre civile, l'économie du pays est au plus bas. Les Etats-Unis, mécontents de voir un mouvement marxiste arriver au pouvoir, en plus de créer un mouvement contre-révolutionnaire, mettent en place un embargo provoquant une déflation de plus de 1000% du Cordoba (la devise locale) en moins de 2 ans ! Les 10 années de dictature sandiniste qui s'ensuivent ne vont rien faire pour arranger la situation.



Le pays ne s'est jamais remis de ces années noires. C'est pourquoi, après les accords de paix de 1988 et le désarmement accéléré du pays, le gouvernement, faute de moyens, n'a rien pu faire pour promouvoir son pays, contrairement au Costa Rica.

Dans un sens, peut-être heureusement pour nous touristes, car sinon le pays et ca culture authentique n'auraient sans doute pas été préservés. Des petits coins de paradis comme la isla de Ometepe ou nous venons de passer les 5 derniers jours ne seraient peut-être pas aussi vierges de tout "resort" qui pululent desormais dans de nombreux pays.



Je n'avais jamais eu le mal de mer jusqu'a ce jour, et n'aurais certainement pas pensé que ce pourrait être en traversant un lac d'eau douce (le lago de Cocibolca ou lago Nicaragua) pour accéder a l'île de Ometepe, que j'aurais l'occasion de vivre cette douloureuse experience. On comprend mieux en voyant les vagues déferlant sur les rives du lac que les espagnols aient pu croire, à leur arrivée en 1522, qu'ils avaient atteints l'océan pacifique.



Et vous auriez sans doute mieux compris, en voyant l'intérieur de la lancha (barque) aux allures de boat people traversant l'atlantique pour mener les immigrés africains vers l'Europe, que nous ayons pu tomber malade. Vous n'aurez malheureusement pas d'images de cette traversée palpitante car votre camerawoman de choc : la bienheureuse Nathalie, après avoir vu la premiere vague traverser le bateau (on devait lever nos pieds pour ne pas etre trempes...), n'a pas cru que nous arriverions jusqu'a l'île, sains et saufs, et n'a donc pas jugé nécessaire de prendre une video (véridique).



L'ile aux deux volcans n'est peut-être pas l'île la plus belle au monde comme certaines brochures le prétendent, mais c'est sans conteste la plus verte que nous ayons vu jusqu'ici : la végétation luxuriante et les habitants vivant a un rythme encore plus tranquille que dans le reste du pays (si c'est possible), font de celle-ci l'une des plus agréable qu'il nous ait été donné de voir. C'est également la vision des volcans emergeant de cette epaisse verdure qui rend l'ile mysterieuse et fantastique, digne de paysages de romans de Tolkien ! (Ou de Jurassic Park : je vous laisse choisir pour la référence :) )



Une mention speciale au Volcan Maderas que nous avons choisi de grimper pour les 30 ans de la prise de pouvoir du FSLN (pas grand chose d'autre à faire quand tous les transports sont paralyses). Ce volcan qualifié de "bosque nuboso" (ou Cloud Forest en anglais) est le plus dur que j'ai pu grimper (d'accord c'est le deuxième :) ). Tout le volcan, ainsi que son cratère, dans lequel nous sommes descendus, est recouvert d'une épaisse végétation d'arbres couverts de mousse dû au fait qu'il est plongé dans les nuages et l'humidité 95% de l'année.
L'ascension se fait donc en escaladant les arbres et en avancant dans la boue sur terrain particulierement glissant (possibilité de participer à un concours de beauté au retour :) ).



Le cratère est recouvert d'un lac dont nous n'avons vu qu'une toute petite partie (tout comme le paysage) ceci etant dû aux epais nuages (et oui n'est pas bosque nublado pour rien).
A y réfléchir, il faut être un peu masochiste pour vouloir effectuer les 10 heures d'ascension aller-retour. Nathalie a bien souffert mais sans avoir trop mal au dos au final ! 4 journees apres l'ascension, on avait tout de même encore des courbatures...



Meme si le pays ne jouit pas d'une aussi bonne réputation en terme de beautés naturelles que son voisin le Costa Rica (c'est ce que nous allons vérifier dès cette semaine),



nous vous encourageons donc à venir à la rencontre de ses habitants en allant pourquoi pas discuter avec les Nica dans sa "capitale culturelle" : Granada, ou les gens sortent des la nuit tombée les chaises à bascule sur leur trottoir pour prendre l'air et discuter avec leurs voisins (il y a même un verbe spécifique ici pour qualifier cette activité !)

Plus que trois semaines sur les routes d'Amerique Centrale: que le temps passe vite !



Clement
Par natnclem - Publié dans : Nicaragua
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Vendredi 10 juillet 2009 5 10 /07 /Juil /2009 03:22
Pour ceux qui seraient curieux de savoir ce qu'on a pu observer durant notre sejour au Guatemala, cet article est pour vous ! Beaucoup de choses m'ont frappe, surpris, etonne ou ravi dans ce pays, voici un petit condense, pas trop noir j'espere (on a tout de meme bien senti la difference avec l'Asie ou on n'a pas eu un sentiment aussi fort d'insecurite !).

La situation dans le pays a empire ces dernieres annees (due entre autres a la crise alimentaire, la crise economique, la puissance des reseaux de narcotrafiquants etc.), ce qui est difficile a vivre pour les guatelmateques alors meme que la "guerre civile" a pris fin il y a a peine 13 ans.

- Une societe qui ne se deplace qu'en chicken bus :
et oui, ce ne sont pas les voitures qui polluent dans ce pays mais les anciens bus scolaires des U.S. relookes facon guatemalteque ("Dios te ama" peint en caracteres gras) qui sillonnent tout le pays afin que chacun puisse se deplacer. La seule personne que nous connaissions qui ait une voiture quasi-neuve est la cousine de Violeta (chez qui nous logions a Xela) : elle a gagne sa belle voiture en participant a un "reality show" au Bresil... chapeau !

Les deplacements dans le pays se font donc en bus (ou mini-bus pour les courtes distances) et c'est toute une experience : dans les chicken bus, quand il y a de la place pour 2 sur une banquette, vous finirez par etre assis a 4 avec une fesse en l'air. L'espace entre 2 banquettes (l'allee en gros) sera aussi prise par un passager ! Bien entendu, lorsque vous pensez que le bus est plein et qu'il n'y a vraiment plus de place, le rabatteur fera toujours entrer de nouvelles personnes.



Meme si le trajet est long, vous ne vous ennuierez pas car une musique bien forte et bien latine inonde tout le bus ! Inutile de penser a lire, c'est impossible tellement les secousses sont fortes ! (le Guatemala est le pays le plus montagneux d'Amerique Centrale)
 





























- Une societe "macho" :
On s'en est rendu compte principalement en nous rendant au refuge de l'association ou nous etions volontaires pendant 1 mois. On a par exemple appris que cela faisait moins de deux ans que les violences domestiques etaient reconnues dans la loi !
Le probleme est bien sur tres complexe et meme si la loi a change, ce n'est pas pour autant que les femmes  connaissent leurs droits et savent que ce qu'elles vivent au sein de leurs foyers est anormal. Les mentalites sont extremement lentes a changer malheureusement...

- Une societe tres croyante :
Des eglises pleines a craquer, des televisions retransmettant la messe jusque dans la rue, des defiles religieux, des prieres communes
les lundis soirs chez Violeta et Martin avec leurs amis de la paroisse, des christs sanguinolents dans les eglises, 4 messes quotidiennes (Violeta & Martin ont emmene leurs 2 fils a la messe de 6 heures du matin pour l'anniversaire du plus jeune)... sont le lot commun du Guatemala ! Quelle ferveur !



Cette ferveur n'emane pas seulement des catholiques
: lorsqu'on s'est aventure sur les hauteurs de Xela un weekend, on a rencontre de nombreux indigenes priant, chantant, criant, hurlant ou encore pratiquant des exorcismes et autres dans divers lieux de la montagne. Le peuple qui vit au pied de cette montagne formee par la lave a la suite d'une eruption volcanique considere en effet qu'elle possede un pouvoir benefique et malefique. La plupart de ces personnes sont des mayas, evangeliques, tres expressifs en tout cas !
Les evangeliques sont en effet en augmentation constante depuis la fin des annees 90 (50% des guatemalteques ont adhere a cette religion notamment du fait de la reduction du nombre des pretres ayant ete tues apres avoir souhaite denoncer la corruption).



- Une tres forte presence des "armes" :
Le Guatemala est un pays ou les entreprises, les banques, les compagnies d'autobus etc. ont du embaucher des gardes armes afin de se premunir contre des vols, agressions etc. Il ne faut donc pas s'etonner de voir de tels hommes dans la rue avec leur mitraillette.
Si les petits commercants ne peuvent pas se payer de gardes, ils barricadent leurs commerces
afin de ne pas se faire derober (une grille separe les commercants des clients). C'est le cas notamment des pharmacies, des papeteries, des commerces de fruits et de legumes...

Mais ce sont egalement les individus du Guatemala qui possedent leur propre arme (la premiere fois que j'ai vu un homme sortir son revolver et le ranger dans son pantalon, je n'etais vraiment pas rassuree et je me suis depechee de rejoindre des guatemalteques) et qui n'hesitent pas a se faire justice eux-memes lorsqu'ils se sentent menaces dans la rue, dans les bus etc. Les gens en ont marre des agressions dans les bus et ont ainsi decide de reagir face aux agressions (mieux vaut se defendre et tuer que de se faire tuer !).

Le narcotrafique explique en grande partie cette "insecurite"  : il existe deux gangs ("maras") principaux au Guatemala, il s'agit de jeunes narcotraficants ayant ete formes aux U.S. et ayant ensuite ete refoules a la frontiere. Ils sevissent principalement a Guatemala Ciudad. La capitale est ainsi devenue une des villes les plus dangereuses d'Amerique Centrale avec le plus fort taux d'homicides (15 personnes sont tuees par balle par jour : le Guatemala a les memes statistiques en terme d'homicides qu'un pays en guerre...). Un de ces gangs s'appelle "18" (dieciocho, gang s'etant forme a Los Angeles)
, crane rase et tatouage du nombre 18 sont leurs signes d'identite, des CD et t-shirts a leur effigie se vendent sur les marches de la capitale...

Le metier le plus risque au Guatemala (mis a part etre gangster) ? Avocat ! Si les juges, lorsqu'ils sont intimides par les gangsters, soit se deportent d'une affaire les impliquant, soit rendent un jugement qui leur est favorable, les avocats sont quant a eux assassines sans scrupule par les gangsters (le president actuel, Alvaro Colom, est soupconne d'avoir assassine l'avocat Rodrigo Rosenberg car il en savait trop sur les affaires de corruption au niveau du gouvernement). Argh !!! quel metier perilleux !


- Une societe corrompue (a tous les niveaux) : cela va de pair avec la puissance des reseaux de narcotrafic. Le gouvernement tout d'abord n'hesite pas a "arroser" le peuple pour assurer son election ou sa reelection, "arrose" egalement l'armee (independante du gouvernement) afin de prevenir tout coup d'Etat (cf. le Honduras en ce moment !). Les conducteurs d'autobus sont ensuite contraints de payer les gangsters sous peine de mourir (et sans pouvoir en informer la compagnie pour laquelle ils travaillent). La corruption fait tellement partie des affaires, de la politique et de la vie de tous les jours (policiers inclus) qu'il s'agit d'un cercle vicieux dont on voit difficilement comment le Guatemala peut sortir.

Enfin ! Meme si cela ne me plairait pas de m'installer au Guatemala pour ces raisons et si c'est frustrant en tant que touriste de faire le meme parcours que tous les autres et de ne pas pouvoir sortir des sentiers battus (sauf a prendre des risques),
que tout cela ne vous empeche pas d'y venir, les "maras" ne ciblent pas les touristes .  Et puis, le Guatemala est le premier pays qu'on visite ou il est possible de se deplacer uniquement en "shuttle" : ces minibus uniquement reserves aux touristes. Il est ainsi possible d'aller de site touristique en site touristique sans se meler a la population locale...

Malgre tout cela, on peut dire que les guatemalteques s'en sortent tres tres bien en gardant leur sens de l'accueil, leur ouverture et leur joie de vivre.

On est arrives sain et sauf au Nicaragua !

A bientot pour de nouvelles aventures,

Nathalie



Par natnclem - Publié dans : Guatemala
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(Retour a Paris prevu le 2 septembre 2009)

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